Le metaverse va-t-il changer le futur du travail ?

Jan 19, 2022
ordinateur allumé dans le noir

L’arrivée du metaverse va nécessairement impacter l’univers professionnel. A quel point ? Premières réponses.

Evidemment, quand il parle, on l’écoute. Et pour Bill Gates, la cause est entendue. Dans deux ans, trois au plus, nos réunions de travail se dérouleront dans le metaverse. « Je prédis que la plupart des réunions virtuelles passeront des grilles d'images de caméras en 2D […] au metaverse, un espace en 3D avec des avatars numériques (…), affirme le fondateur de Microsoft.  Il y a encore du travail à accomplir, mais nous approchons d'un seuil où la technologie commence à vraiment reproduire l'expérience d'être ensemble au bureau ».

Au sens plein, le metaverse est un Internet en trois dimensions alimenté par la réalité virtuelle et la réalité augmentée. Il est persistant (existe quelle que soit la présence de l'utilisateur), en temps réel (les utilisateurs peuvent vivre des événements en direct), infini (prend en charge un nombre illimité d'utilisateurs simultanés et de mondes VR), autonome (les utilisateurs peuvent travailler et payer pour des choses dans le metaverse), et interopérable (il n'y a qu'un seul métaverse et tout y est intégré). C’est donc un univers virtuel total dans lequel nous jouerons, assisterons à des concerts, ferons des rencontres, mais également travaillerons.

Le metaverse rend irréversible la tendance aux remote jobs

Chez les géants de la tech, on y croit. Meta (ex Facebook) a commencé à tester sa solution Horizon Workrooms en août. Quant à la suite Teams de Microsoft, elle devrait intégrer Mesh dès le premier semestre 2022, à l’heure où la pandémie de Covid-19 a imposé le télétravail. Première brique possible du metaverse, Mesh est une plateforme collaborative à base d’expériences virtuelles. Nos avatars pourront donc se rencontrer dans ce nouveau monde et travailler de concert même si, en réalité, nous nous trouvons à des milliers de km de distance. De quoi, incontestablement, amplifier le phénomène des remote jobs. Mais l’impact du metaverse sur le monde professionnel est loin de se limiter à ce seul aspect.

Recruter en réalité virtuelle

Imaginez. Vous postulez à un emploi, mais n’êtes pas vraiment sûr d’être intéressé. Pourquoi ne pas le tester dans le metaverse avant d’accepter le job ? Muni d’un casque de réalité virtuelle (RV), vous voilà mis en situation de juger si, vraiment, le poste vous convient ou non. Et ce n’est pas de la science-fiction. Même si le metaverse n’en est qu’à ses premiers balbutiements, le groupe MGM Resorts, propriétaire d’hôtels et de casinos, a décidé d’utiliser la réalité virtuelle dans son processus de recrutement. Le but : « réduire le nombre de démissions intempestives qui touchent l’industrie de service », explique tout simplement Laura Li, responsable des ressources humaines chez MGM Resorts.

Lors d’une interview récente à la chaîne américaine CNBC, Thomas Johann Lorenz, co-fondateur de Journee qui se présente comme une « Metaverse Company », s’est voulu catégorique : « Quand il s’agit de conserver les talents dans votre entreprise ou de créer une culture en cette époque du premier âge du travail à distance, vous avez besoin d’outils qui sont plus solides que le courrier électronique et Zoom. » Pour Lorenz, le metaverse va permettre d’enrichir la communication humaine en se concentrant sur « les relations, les émotions et l'expérience ».

Une régulation indispensable

Reste que pour que le metaverse soit pleinement opérationnel et convainque les utilisateurs potentiels, il lui reste un certain nombre de défis à relever. Parmi ceux-ci, figurent l’équipement nécessaire (lunettes VR…) qui pour le moment reste encombrant, mais, plus fondamentalement, un certain nombre de questions juridiques auxquelles il faudra nécessairement apporter des réponses. Ne serait-ce que pour bannir de possibles cas de discrimination à l’embauche ou de harcèlement sexuel dans le cadre du travail.





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