Recrutement : vous avez dit disruption ?

Aug 6, 2020
Homme en costume pointant du doigt l'écran

Elle est présente partout, la disruption. Que ce soit dans le secteur des services, de l’industrie ou de la finance, la voilà qui questionne les modèles traditionnels, révolutionne les pratiques et donne naissance à de nouvelles entreprises, ces fameux « pure-players » qui entendent tout balayer sur leur passage. Mais dans le domaine du recrutement, peut-on réellement parler de disruption ?

Les logiciels ne font pas tout

Certes, la révolution technologique est passée par là, on ne peut le nier. L’offre en matière de logiciels de recrutement s’est démultipliée ces dernières années. Ces derniers rationalisent et automatisent les procédures en permettant la multidiffusion des offres, le suivi du processus de recrutement, l'évaluation collaborative des candidats, ou bien encore prennent en compte l’incontournable dimension multicanale du recrutement pour mutualiser les points d’entrée des candidats (réseaux sociaux, site web de l’entreprise, site de recrutement).

La recherche sur les réseaux sociaux non plus

Des DRH aux cabinets de recrutements, tous affirment avoir mis en place une stratégie RH numérique gagnante, en étant branché 48/24 ( !)  sur les réseaux sociaux, à commencer, par Linkedin, devenu « incontournable ». Mais malgré tout cela, a-t-on réellement disrupté quoi que ce soit ? Et si derrière cette apparence de modernité, au fond, rien n’avait vraiment changé ?

Une apparence de disruption

Dans un long post publié sur… Linkedin, Guiam Wainwright, spécialiste Data et RH, appelle justement à la disruption du secteur, manière de faire comprendre que, pour lui, on n’y est pas encore. La faute, non pas, à l’absence d’outils de dernière génération (quoiqu’il estime que la véritable révolution sera scellée quand l’intelligence artificielle appliquée au RH tournera à pleine puissance), mais bel et bien à la façon dont on continue à travailler le recrutement qui repose sur des schémas éculés.

Renverser les paradigmes

« Je dois trouver un candidat » : c’est encore trop souvent, explique Guiam Wainwright, le refrain chanté par les recruteurs. Mais la chanson date affirme ce dernier pour qui « trouver un candidat » n’a vraiment rien de très difficile. D’où l’idée de renverser totalement le paradigme. En résumé, le problème que doit se poser le recruteur n’est pas de « trouver un candidat » mais de parvenir à identifier le candidat qui convient réellement au poste.

Aller au delà du CV

Sauf qu’encore aujourd’hui, les procédés employés restent particulièrement fastidieux. Recruter sur la base du seul CV, surtout quand on en reçoit des centaines pour un seul poste relève par biens des points de la gageure. D'autant que le tri, effectué par un humain (et ses inévitables biais cognitifs), ne garantit en rien le succès de la mission. Pour la mener à bien, il ne suffit donc pas de s’intéresser, comme c’est encore trop souvent le cas aujourd’hui, aux seules compétences du candidat. Il faut voir bien plus loin en évaluant sa personnalité, ses appétences, son degré de compatibilité avec la culture de l’entreprise, etc.

Vision à 360°

Bref, réussir un recrutement c’est déployer une vision à 360°, ce que les recruteurs traditionnels sont bien en peine de proposer. L’offre qui va réellement disrupter le secteur sera celle qui sera en capacité de créer une plateforme qui saura prendre en compte toutes les dimensions du candidat afin de proposer les 5 meilleurs matchs possibles pour un coût de recrutement divisé par 10. Mais cette entreprise n’existe-t-elle pas déjà ?

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