Tout comprendre au bore-out

Jun 20, 2020
Homme à son bureau devant son ordinateur, la tête dans les mains, plusieurs documents papiers jetés en boule sur la table

De ses causes à ses effets, tout savoir sur le bore-out, symptôme d’épuisement professionnel provoqué par l’ennui, qui peut mener au suicide de ceux qui en souffrent.

Le burn-out, aujourd’hui tout le monde connaît. Epuisement consécutif à une trop grande surcharge de travail, il est, désormais, et sous certaines conditions, reconnu comme maladie professionnelle.

Mais qu’en est-il du bore-out ? Théorisé pour la première en 2007 par les Suisses Peter Werder et Peter Rothlin, il désigne le syndrome d’épuisement professionnel provoqué par l’ennui, un phénomène qui toucherait un nombre croissant de salariés.

Bore-out: des effets délétères sur la santé

Le salarié frappé de bore-out est démotivé, anxieux, triste. Il souffre d’une perte d’estime de soi, promène en permanence un sentiment d’insatisfaction et de frustration qui peut finir par déborder sur sa vie privée. Dans ses formes les plus graves, le bore-out peut être à l’origine de troubles mentaux graves, comme la dépression, qui peuvent conduire au suicide.

Bore-out: quelles en sont les causes ?

Une multitude de situations professionnelles peuvent être à l’origine d’une situation de bore -out. Parmi les plus courantes, on peut citer:

  • Une mise au placard
  • Le manque ou l’absence de travail
  • Les tâches répétitives et ennuyeuses
  • Occuper un poste sans mission définie

Installées dans le temps, ces situations vont finir par produire des effets pernicieux qui peuvent mener aux extrêmes évoqués plus haut. C’est pourquoi il est primordial d’en repérer les premiers signes le plus rapidement possible.

Bore-out: comment le reconnaître ?

Victime de burn-out, la personne, croulant sous le travail, va finir par développer un stress chronique qui va renforcer sa vulnérabilité, d’autant que la masse des efforts fournis ne trouve quasiment jamais de récompense. Victime de bore-out, le salarié se désintéresse de son travail, la fatigue l’envahit, et les difficultés de concentration se multiplient. Il se sent isolé par rapport à ses collègues de travail et finalement, un sentiment d’inutilité permanent finit par l’habiter.

Bore-out : quelles solutions en interne ?

Il s’agit de mettre d’abord un mot sur les maux et d’identifier l’origine du mal-être. Une étape souvent difficile. D’autant que la victime peut ressentir un sentiment de honte à se plaindre de l’ennui qu’elle ressent alors que camarades de travail ne partagent en aucun cas son ressenti. Pourtant, une fois les causes du bore-out identifiées, il ne faut pas hésiter à en parler avec ses collègues et son supérieur direct. Il est ainsi possible de remotiver le salarié en lui confiant des projets valorisants avec des objectifs concrets à atteindre. Et pour cause ! Redonner du sens aux tâches professionnelles est l’une des voies royales pour contrer les effets néfastes du bore -out. La mise en place d’un plan d’accompagnement individuel est, dans ce contexte, particulièrement recommandé, puisqu’il va permettre de remettre l’humain au centre du processus.

Bore-out: un syndrome encore largement tabou

En 2016, pour la première fois en France, un salarié décidait de contester son licenciement devant la Justice. Ce dernier invoquait une placardisation qui l’avait fait sombrer dans la dépression. Le premier procès du bore-out s’est terminé en 2018 sur une décision en faveur du plaignant. L’entreprise qui l’employait a été condamnée. Sauf qu’elle l’a été pour « harcèlement moral ». Si le lien entre l’état de santé et la situation professionnelle a bien été acté, ce n’est pas le cas du bore-out qui reste orphelin d’une reconnaissance formelle.

Bore-out: s’il le faut, ne pas hésiter à changer d’entreprise

Au final, face au bore-out, il peut donc ne pas exister de solution en interne. Dans ce cas-là, un départ de l’entreprise pour laquelle on travaille doit être envisagé et négocié. Cela est d’autant plus vrai qu’à notre époque, la satisfaction liée à sa situation professionnelle est devenue un paramètre cardinal pour les salariés. La preuve : selon un sondage Ifop réalisé pour le site Philonomist.com, si 60 % des salariés français placent le salaire en tête des critères les plus motivants, 67 % affirment toutefois que c’est la satisfaction du travail bien fait et sa reconnaissance qui les poussent tous les matins à se rendre à leur poste de travail. Aujourd’hui, toute entreprise négligente dans ce domaine risque bel et bien de voir ses meilleurs salariés partir un à un pour aller s’épanouir dans d’autres structures. Ainsi, si vous n’êtes pas heureux dans votre job, s’il est un frein à votre épanouissement personnel, n’hésitez plus : fuyez-le ! Avec la diminution du chômage, les opportunités se multiplient. C’est le moment d’agir. Jobgether à justement été créé pour vous aider à trouver le job qui vous correspond le mieux. Rejoignez-nous et compléter votre profil sur Jobgether.com.

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