Malgré la Cop26, les green jobs ont le vent en poupe

Nov 26, 2021
Plusieurs personnes à un bureau discutant d'un projet

Le (semi) échec de la Cop26 ne doit pas faire oublier que la transition écologique est bel et bien en route portée par les valeurs des générations Y et Z et la politique volontariste de nombreuses entreprises qui multiplient les green jobs.

Doit-on pleurer avec lui ? C’est peu dire que l’image a fait le tour du monde. Celle d’un d’Alok Sharma, président de la Cop 26, les larmes aux yeux, se disant « profondément désolé » d’un accord final que les plus optimistes qualifient au mieux de demi-succès et les plus pessimistes de ratage total. Qu’on en juge ! Ce dernier n’engage en rien les 200 pays participants à contenir le réchauffement climatique à 1,5 ° (conformément à l’accord de Paris de 2015) et ne répond en rien aux demandes d’aide des pays pauvres.

UNE TRANSITION ÉCOLOGIQUE À L’ARRÊT ?

Le coup fatal pour la transition écologique ? Pas si sûr, heureusement. A l’inaction (ou l’attentisme) des politiques, pourraient bien se substituer les actions citoyennes et issues plus généralement de la sphère privée.

L’environnement reste la priorité n° 1 des générations Y et Z. Le 2020 Deloitte Global Millennial Survey le montre incontestablement. Selon l’enquête, la quasi-moitié des millennials ont choisi de  marcher ou de faire du vélo plus souvent pour réduire leur empreinte carbone. Ils ont arrêté ou limité leurs achats de fast fashion et s’informent sur les aspects environnementaux des marques qu’ils consomment. De plus, près de deux tiers d’entre eux ont pris des mesures pour réduire leur utilisation de plastique à usage unique.

Ces exigences, les générations Y et Z les portent haut et fort dans leur choix de carrière. Le travail doit faire sens. Pas question pour cette dernière de sacrifier la Planète aux sirènes de l’argent roi et de la recherche du profit à tout prix. L’entreprise doit désormais être porteuse de valeur. Les leurs. La RSE est devenue aujourd’hui un véritable argument de recrutement.

LES GREEN JOBS SE MULTIPLIENT

Dans le même temps, la réalité de la transition écologique se matérialise aussi par la multiplication des green jobs, ces emplois qui lui sont liés. Selon l’Organisation internationale du travail (OIT), une économie verte générera 24 millions de nouveaux emplois dans le monde au cours de la prochaine décennie, pour des carrières englobant une gamme de professions différentes, allant de l’ingénierie aux  transports, en passant par les domaines de l’eau et de l’énergie.

Dans l’Hexagone, le plan France Relance 2030, doté d’un budget de 100 milliards d’euros sur deux ans, en consacre 30 millions à la transition écologique. Ses impacts sont particulièrement attendus dans les domaines suivants : transports, énergie, logement, eau, agriculture. Mais le développement durable dépasse désormais ces seuls secteurs et les green jobs deviennent peu à peu transversaux à l’ensemble de l’économie.

DES ENJEUX STRATÉGIQUES ET OPÉRATIONNELS

« Il y a actuellement une réelle montée en puissance autour de tous ces métiers, confirme pour Jobgether, Isabelle Mouret de Lotz, Head of Executive Search au sein du cabinet de recrutement Birdeo, spécialisé dans les métiers à impact positif. Elle est visible à deux niveaux. En premier lieu, il se trouve que les personnes qui prennent en main ses sujets d’impact (green, sociaux, de gouvernance…) occupent une place de plus en plus importante dans la réflexion stratégique des entreprises et du business en tant que tel et font désormais leur entrée au sein des comités de direction des organisations. De l’autre côté, celles-ci sont de plus en plus en demande d’experts (climat, bilan carbone…) qui viennent renforcer les équipes et leur capacité à comprendre ces nouveaux enjeux. »

C’est pourquoi, il n’est plus rare de trouver dans le domaine de la finance des institutions à la recherche de  leur « green & sustainable cross asset advisor », dans le secteur du luxe, des entreprises embaucher leur « spécialiste en approvisionnements durables & biodiversité », ou bien encore un grand nom de la distribution désireux d’intégrer un « chef de projet Rapport développement durable annuel ».

Soit autant de green jobs qui n’existaient pas  il y a quelques années et viennent matérialiser une transition écologique qui, malgré tous les obstacles, est bel et bien vivante.

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